Des résolutions…

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Une jeune femme de mon entourage m’a dévoilé ses résolutions pour 2014. Je vous les livre en vrac :

  • avoir une bonne santé (arrêter les médicaments : maigrir)
  • trouver un travail (perdre du poids pour augmenter mes chances : maigrir)
  • rencontrer l’homme de ma vie (pour qu’il me voit : maigrir)
  • me préparer pour le marathon (maigrir)
  • me plaire et être appréciée pour ne pas passer le prochain réveillon du nouvel an seule !

Je me sens pleine d’empathie pour la détresse que je sens derrière cette obsession de maigrir.
J’aurais voulu prendre cette jeune femme dans mes bras en lui disant « le problème n’est pas ton poids. La solution n’est pas d’en perdre. Aime-toi. Sois ta meilleure amie. Ne te maltraite pas, ne te dévalorise pas. Sois douce et bienveillante avec toi-même… »

Son cas est loin d’être isolé. Combien sont-ils qui se torturent, se dévalorisent, se culpabilisent pour répondre à une norme, pour quelques kilos en trop (ou beaucoup) ?

On a longtemps traité le problème de surpoids en culpabilisant les premières personnes qui en souffrent, en leur parlant de volonté, de restrictions, de punitions et récompenses sans s’intéresser à pourquoi ils mangent trop.
Traiter des conséquences sans régler les causes, ça ne peut pas fonctionner sur le long terme. Et ça laisse des gens dévastés, rongés par la culpabilité, la honte, avec la haine de leur corps, l’estime de soi à zéro…

Je suis moi-même en surpoids et je serais hypocrite si je vous disais que mon corps, tel qu’il est actuellement, me plait. Mais je l’accepte et j’apprends à l’aimer.
Certes, si je pouvais retrouver ma ligne d’il y a 3 ans, avec 17 kilos en moins, je n’en serais pas malheureuse, bien au contraire.
Mais je préfère apprendre à m’accepter et m’apprécier avec mon corps actuel, nourrir mon estime de moi, me traiter avec douceur plutôt que de me maltraiter, souffrir, culpabiliser, me focaliser uniquement là-dessus, être malheureuse et oublier de vivre.
Bien sûr, mon surpoids actuel est limité et ne met pas ma santé en danger, il ne me marginalise pas et ne m’interdit aucune activité. Je comprends bien que c’est différent pour les personnes en grande obésité.

Mais ceux qui se torturent ne sont pas forcément ceux qui sont dans ces problématiques là. Pour beaucoup, ce sont des personnes aux mensurations moyennes, culpabilisés par le discours de minceur assénés par les médias.

Petits, grands, gros, minces, maigres, aimons-nous, traitons-nous avec BIENVEILLANCE. Si nous ne nous aimons pas, qui pourra le faire à notre place ?

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