Eteindre son mental

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Eteindre son mental, parfois….

 

Dans notre société, on sur-valorise l’intellect.
On réfléchit sur tout, on pèse le pour et le contre, on tourne les tenants et les aboutissants dans sa tête, on tergiverse, on analyse.
STOP !!!

C’est bien d’être réfléchi. Evidemment, il ne faut pas faire n’importe quoi et un peu de recul est nécessaire dans la vie.
Mais on en arrive régulièrement à des situations où on ne fonctionne plus qu’avec son mental et on n’écoute plus son instinct, son ventre, ses tripes.

Je sais de quoi je parle, j’ai longtemps fonctionné de manière raisonnée (raisonnable ?). J’ai fait des non-choix d’études et professionnelles, parce que c’était raisonnable, parce que ça avait des avantages (stabilité, salaire…) et je n’ai jamais pris le temps d’écouter mes tripes pour savoir ce que je voulais.
Dans le couple, c’est pareil, à trop écouter son mental, on ne fait plus rien. Parce qu’on est pas sûr, qu’on ne sait pas ce que la vie peut amener, parce que l’autre peut nous abandonner un jour…
Et je ne parle pas des dégâts que le mental peut faire quand il s’invite dans notre manière de manger.

Le mental est un traitre. Il est utile. Mais il n’est pas fiable.
Le mental va fouiller dans nos angoisses les plus profondes, il va nous inventer des histoires, il va nous faire peur, il va créer des scénarios catastrophes. Il interprète mais pas toujours de la bonne façon.
Le mental nous fait rester dans une situation inconfortable ou douloureuse juste parce qu’au moins, on la connait et changer c’est prendre le risque que ce soit pire ailleurs.
Mais quand on est déjà malheureux, le pire n’est jamais certain…

Dans ma vie, j’ai parfois (pas souvent) réussi à couper mon mental pour écouter ce que mes tripes me disaient.
Les décisions que j’ai prise dans ces moments-là étaient beaucoup plus en adéquation avec qui je suis et avec ce que je veux réellement.

Mais le mental est fort ! Même si on ne veut pas lui laisser trop de place, il s’invite quand même.
« Tu réfléchis trop ! » Me dit-on souvent. Et c’est vrai, à trop réfléchir, on oublie d’agir.

Entendons-nous bien, il n’est pas question d’agir uniquement sur impulsion, sans prendre le temps de penser. Il s’agit de ne pas se laisser envahir par les peurs et les angoisses, de ne pas imaginer le pire, de ne pas s’enliser dans des situations qui ne nous conviennent pas juste parce qu’elles nous rassurent.

Il est bon de couper parfois son mental pour écouter son cœur.

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