La nuit où j’ai laissé pleurer mon fils

Salut à toi ô compagnon devant l’éternel !

Oui tu me pardonneras cette envolée lyrique de si bon matin mais mon esprit est en train d’essayer de ne pas décrocher. Alors on ne peut pas lui en demander trop non plus !

4h45. C’est le nombre d’heure que j’ai dormi cette nuit. Et pareil, à peu de choses près, la nuit dernière. Et celle d’avant. Et… Je continue ? Non, bon tu as compris l’idée je crois…

Chipsteur, du haut de ses 14 mois, a apparemment décidé de me faire la misère la nuit.

Alors je t’arrête tout de suite avant que tu ne pousses des grands cris et que tu m’expliques que, non, il ne le fait pas pour m’embêter, qu’un enfant de cet âge ne fait pas de caprices, que s’il pleure, c’est qu’il a quelque chose (soif, faim, mal, peur etc…), JE SAIS.

Je le sais alors qu’il est 4h du matin et que c’est la 4eme fois que je me lève. Je le sais quand j’ai envie de le jeter par la fenêtre, que je crie que je veux qu’il me laisse dormir et que je culpabilise en même temps parce que je l’aime aussi tellement. Je le sais et je m’accroche à cette conviction depuis des mois où le nombre de nuits complètes se comptent sur les doigts de la main.

Cette nuit, après avoir été déjà réveillée par les pleurs de Chipsteur, l’avoir câliné et rendormi, c’est Curlie qui a crié (bah ouais, quand t’as 2 enfants, c’est double peine).

Évidemment le temps de régler son problème (retrouver la tétine qui était à côté de sa main), Chipsteur était réveillé… Cris, pleurs, bref, il est 5h et il saute dans son lit en hurlant.

Suit UNE heure de câlins pendant laquelle il semble s’endormir et hurle dès qu’on le pose dans son lit. (Il faut savoir que la veille, le cirque avait duré 1h30 et il avait fini par s’endormir dans les bras de son papa qui a fini la nuit sur le canapé.)

Donc. Une heure. Sans résultat. Une heure pendant laquelle je pianote sur mon smartphone en même temps pour trouver la recette miracle. Spoiler alert : y en a pas. Tu navigues entre les « fo le laiçer pleurer, çé des caprisses » et les « Mon Dieu ! Ne laisse pas la moindre larme couler sinon tu vas détruire sa confiance en l’humanité pour toujours ! »

Alors, de guerre lasse, j’ai décidé de le laisser pleurer. Parce que même si je comprends qu’il a besoin qu’on soit là, à toute heure, il a aussi besoin de parents à peu près reposés et en pleine capacités. Parce que des mois de câlins, à repondre à tous les pleurs de plus d’une minute, ne semblent pas améliorer son sommeil et le notre. Et que je crois que nous avons tous besoin de trouver une solution pour dormir.

Alors je la fais courte, j’ai détesté.

Quand mes enfants pleurent, c’est comme si le désespoir coulait dans mes veines (il est gai, cet article, hein ?).

Au bout de 5-10 minutes, j’y suis allée, sans le prendre, en le rallongeant gentiment mais fermement. Et 5-10 minutes après, il y avait plus un bruit.

Suffisamment long pour que je sois envahie de culpabilité à l’idée de lavpir abandonné.

Voilà, cette nuit, j’ai laissé pleurer mon fils. Et je ne suis pas sûre de ce que j’en pense…

PS : t’es content de me retrouver, hein ? Des mois de silence et paf ! Un bon vieil article de daron… 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *