La quête

Champ de blé avec la lumière au bout du chemin

 

L’autre jour, en sortant du boulot, je me suis attardée à regarder les gens autour de moi.
Et une chose m’a frappée, c’est à quel point certaines personnes avaient l’air peu épanouies, déprimées même. On sentait que leurs vies leur pesaient, sans doute leur job, peut être leur situation personnelle.

Ce constat fait, je me suis posée la question de savoir pourquoi ces personnes n’entreprenaient pas les changements nécessaires pour trouver l’épanouissement, notamment le changement professionnel.

Je suis bien placée pour savoir que ce n’est pas si facile, on ne change pas de boulot comme on change de chaussettes. Ça fait des années que je me prépare à sauter le pas, c’est angoissant, c’est difficile. Mais dans mon cas, maintenant que le changement est en marche, je me rends compte à quel point c’est salutaire.

J’en discutais un peu plus tard avec un ami qui m’a argumenté que certaines personnes préféraient rester dans des boulots qui les déprimaient pour les avantages de ces boulots, par exemple financiers.
Ce constat, que j’ai du mal à comprendre, me ramenait à une conversation que j’avais eu avec une collègue. Cette dernière me disait que pour être heureuse, elle avait besoin d’avoir de l’argent, de pouvoir faire du shopping par exemple.
Pour moi, ce besoin de consommer n’existe plus quand tu es bien dans ta vie. C’est « avoir » parce qu’on ne peut pas « être » et que le vrai bonheur réside dans le fait d »être » pas d' »avoir ».

Après c’est ma vision des choses, mais quand on me dit « je préfère pleurer dans une limousine plutôt que dans une twingo », je réponds « moi, je préfère rire. »

Je faisais part de ces réflexions avec cet ami et sa réponse m’a beaucoup interpellée.
Il m’a dit : « tout le monde ne cherche pas l’épanouissement ou le bonheur. Pour certains, ce qui est important, ça va être leur statut social, le pouvoir, l’argent, ou autre. La recherche du bonheur, c’est ta quête, pas forcément celle de tout le monde. »

Et une bonne dose d’humilité supplémentaire pour Marjotte, s’il vous plait !

Il est vrai que je suis tellement impliquée dans mon désir d’être bien dans mes pompes, dans ma vie, de trouver l’épanouissement, l’équilibre, la sérénité que j’ai transposé ça autour de moi.
Mes désirs ne sont pas ceux de tout le monde et c’est un peu vaniteux ou égocentrique de le penser.
De quoi alimenter encore ma réflexion pour les années à venir…

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