Le Genre : du biologique au social

cognassier-japon

C’est une question récurrente. Elle revient régulièrement (comme une chanson populaire… ♪♫).
Elle suscite un vif débat, parfois au niveau national, régulièrement au niveau plus privé, amical ou familial (en tous cas chez moi).

Naissons-nous fille ou garçon ou le devenons-nous ? Ou, dit autrement, est-ce notre sexe qui détermine notre genre ?

Alors, si vous me connaissez un peu, vous devez vous douter de mon opinion à ce sujet.
Cependant, je tiens tout de suite à émettre quelques précisions : tout d’abord, mon avis n’engage que moi, je ne suis pas obtue et je peux être ouverte à la discussion tant que celle-ci reste bienveillante et respectueuse et enfin, avant de vous insurger si vous n’êtes pas d’accord, allez jusqu’au bout car vous verrez que je mets quand même des bémols à mon opinion…

Dans l’esprit commun, l’homme est fort, intéressé par la mécanique, les voitures, le sport. Il a l’esprit logique et est plus intéressé par les sciences que la femme. Il n’est pas doué pour parler de sentiments (et ça l’ennuie) mais a un pouvoir naturel de leadership.
Pendant ce temps-là, la femme est douce et empathique. Elle s’intéresse à la mode/beauté, à son foyer, sa famille. Elle manque de sens pratique et ne sait pas bien se repérer dans l’espace mais est douée pour écouter et encourager.

La preuve que c’est quelque chose de naturel : les petits garçons jouent bien au petites voitures, mécano, légo, foot, tandis que les petites filles jouent à la dinette, à la poupée, à la coiffeuse ou veulent se maquiller comme maman.
Vrai, non ? Non ?

Et ben non.

Moi, j’ai quand même tendance à penser que si les garçons jouent aux petites voitures, c’est parce qu’on leur met des voitures dans les mains (et pareil avec les poupées pour les filles).
Un petit garçon à qui on donnera de la dinette ou une poupée jouera aussi avec, surtout s’il a un modèle de papa actif dans les tâches ménagères (j’ai des exemples autour de moi.).
Et les filles sont tout à fait capables de s’intéresser aux jeux de construction.

Je ne blâme pas les parents qui habillent leurs filles en rose ou donnent un ballon de foot à leurs fils. Ils ne sont pas les seuls à véhiculer cette séparation des genres et en plus, chacun fait comme il veut.
Et même s’ils souhaitent laisser la liberté de choix à leurs enfants sur les goûts et les compétences que ceux-ci veulent développer, sans ségrégation de genre, la société se charge de les remettre dans le « droit chemin ».
En effet, entre l’école, la télévision, les magazines, les publicités, les magasins de jouets, les gens qu’on croisent au quotidien (etc…), la pression est constante pour garder chacun dans son rôle.

Dès qu’on veut dire qu’il est peut être possible de faire autrement, on se fait taxer de féminisme (et apparemment, c’est un gros mot), de vouloir déséquilibrer la cellule familiale ou faire perdre son identité aux hommes et aux femmes.

Cette façon d’éduquer les petits garçons en « garçon » et les petites filles en « filles », ça conditionne bien le genre et on sait combien il est difficile de se défaire des schémas dans lesquels on a été bercé enfant.
Cette différenciation des éducations amène ensuite à une réelle rupture entre les hommes et les femmes, chacun étant placé dans un rôle précis que l’autre sexe ne peut pas totalement comprendre.
Cela peut susciter des tensions dans le couple ou entre amis, ça rend complexe l’amitié hommes/femmes puisque de toutes manières les centres d’intérêt ne sont pas les mêmes.

Vous ne me ferez pas croire que les hommes et les femmes ne peuvent pas avoir des sujet de conversation communs, que les sorties entre personne du même sexe sont l’unique moyen de parler de choses qui nous intéressent.
On finit pas se retrouver à des situations où on choisit les gens avec qui prendre un verre et se détendre, non pas par affinités mais parce qu’ils ont le même sexe que nous.

Absurde, non ?

Je ne nie pas qu’il y a des différence entre les hommes et les femmes.
Il est vrai que l’homme est naturellement plus fort que la femme.
Et par sa fonction nourricière, la femme a un rôle maternant évident.
L’objet n’est pas non plus de n’avoir plus qu’un seul genre où les hommes et les femmes seraient les mêmes.

Mais vous ne me ferez pas croire que c’est le chromosome X ou Y qui va déterminer si j’aime les maths ou faire la cuisine.

PS : Oui, la photo n’a rien à voir avec le sujet. Mais c’est joli les fleurs et puis je fais ce que je veux !

5 comments

  1. Yann dit :

    Sujet très intéressant quand on sait que des « femmes » ont le chromosome XY et que des « hommes » ont un chromosome XX en plus du chromosome XY. Ces personnes ont été élevé et conditionné par leur apparence physique.Or des petits garçon qui jouait au voiture en grandissant on commencé a se comporter comme une fille, et des petites filles qui jouaient a la poupée ont finit en homme. Des scientifique affirme qu’avec l’imagerie cérébrale l’ identité sexuelle du cerveau est tout a fait visible et que l’éducation n’y est pour rien ,c’est le sexe du cerveau qui identifie la sexualité de l’humain…
    Et que si bébé on colle a ce que souhaite nos parents, lorsque nous grandissons notre cerveau se développe selon un code définit lors de la rencontre de l’ovule et du spermatozoïde ! Vaste et passionnant sujet en tout cas

    • Marjotte dit :

      Effectivement, le sujet est passionnant !
      Je ne nie pas que nous soyons génétiquement programmé pour appartenir à un genre ou à un autre (effectivement nos chromosomes XX et XY en sont bien le signe, même si ça n’est certainement pas le seul).
      Ce que je refuse de croire c’est que le fait que nous soyons né avec un marquage féminin ou masculin nous conduit directement à aimer telle ou telle chose ou à avoir telle compétence.
      C’est l’argument de beaucoup de conservateurs sexistes que de dire « tu es née femme donc tu es faite pour t’occuper des enfants ou gérer ton foyer ».
      Quand je parle de « genre », je parle de tout ce qui est sous-entendu par la société, en mettant chacun dans son rôle.
      Perso, je n’aime pas trop le rose ni les soirées « filles ». Et ça m’exaspère qu’on fasse une séparation entre les hommes et les femmes sous prétexte qu’on ne peut pas s’intéresser aux mêmes choses (pourquoi pas, d’ailleurs ?).
      Je suis totalement convaincue que nos différences viennent principalement de l’éducation. On continue de ne pas élever les filles et les garçons de la même manière.

  2. Camille dit :

    Je suis bien d’accord avec toi dans l’ensemble.
    Toutefois j’aime le rose (mais aussi le bleu!) et j’apprécie les « soirées filles » 🙂
    Malgré cela j’ai tout à fait conscience que mes choix et mes goûts sont parfois orientés par mon éducation et la société mais ça me convient donc je ne vais pas contre par simple conviction.
    Pour mes filles je ne cherche pas à les rendre « filles » et elles ont accès à des jeux de « genre » différents. Solène a des petites voitures et un camion avec des motos mais elle préfère qd même jouer avec ses poupées … Y a pas de mystère on aura beau essayer de ne pas les enfermer dans un cadre le reste du monde s’en chargera. Et d’abord ça commence avec les prénoms. Pourquoi ne pas appeler un garçon Emma et une fille Matheo ???

    • Marjotte dit :

      Héhé, je n’ai jamais dit que c’était mal d’aimer le rose ou les soirées fille. Heureusement qu’il en faut pour tous les goûts.
      Pour l’éducation, peut être que ce n’est pas toi mais l’influence de l’environnement social de Solène qui la pousse vers les poupées (les copines à l’école par exemple).
      Pour avoir vu deux petites filles du même âge, élevées de manières très différentes, je peux dire qu’elles ne sont pas devenues les mêmes ados puis jeunes femmes.

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